Ruche d’art : atelier de création libre
Une présentation de

La Ruche d’art est de retour au musée pour une huitième année! L’activité se tient le 1er dimanche de chaque mois de 10h00 à 16h00. La Ruche est un espace de bien-être, de rencontre, et d’inclusion ancré dans une philosophie de démocratisation des arts. Tout le monde y est accueilli comme un artiste, peu importe son niveau de connaissance des arts et sans égard à ses habiletés techniques.
Un accompagnement personnalisé est assuré par une art-thérapeute et une médiatrice du musée. Une grande quantité et variété de matériel créatif est disponible pour les personnes participantes. Il n’y a pas d’instruction, les expériences autonomes de créativité, d’apprentissage et de partage de savoir-faire sont encouragées. Au début de l’activité, une œuvre de la collection du Musée des beaux-arts de Sherbrooke est présentée en guise d’introduction à la séance, suivi d’un exercice art-thérapeutique lié à la thématique.
En collaborant ensemble, les participants et les participantes tissent des liens et réalisent des œuvres collectives. Chaque individu qui se sent interpellé est le bienvenu. Des breuvages et des petites collations sont servis aux participants lors de chaque séance. L’activité étant libre, il est possible d’arriver à n’importe quel moment entre 10h00 et 16h00.
Bienvenue à tous et à toutes!

À propos de Sara Giard Pagé
Après plus de 15 ans à travailler dans le domaine de la relation d’aide, notamment en tant que psychoéducatrice, Sara Giard Pagé a orienté sa pratique professionnelle vers l’art-thérapie (diplômée de l’UQAT en 2021). Elle a co-fondé et co-dirigé durant quelques années le Centre d’Art-Thérapie de Sherbrooke (C.A.T.S.), tout en y dispensant ses services d’art-thérapeute et en pratiquant parallèlement ce métier en milieu hospitalier. Elle poursuit d’ailleurs ce dernier engagement auprès de personnes vivant des enjeux au plan de la santé mentale et offre également ses services à son bureau privé, à titre de travailleur autonome.
Elle a développé une expertise en matière d’anxiété, de dépression/épuisement professionnel et d’état de stress post traumatique, quoique de façon plus générale, ses compétences touchent aussi l’expression et la gestion des émotions, les difficultés relationnelles et les patrons de comportement, ou encore, la découverte, l’estime et l’affirmation de soi. Son désir de faire expérimenter à un plus large public le pouvoir de l’art en tant que moteur de mieux-être l’amène aujourd’hui à ajouter l’animation des Ruches d’art du MBAS à ses activités professionnelles.
Calendrier des Ruches d’art 2025
| Dates | Thèmes | Œuvres de la collection du MBAS | Préambule à l’activité de création libre |
| Dimanche 4 janvier 2026 | Sommeil d’hiver | Paul Klee, Winter ou Sommeil d’hiver, 1938, encre sur papier, 53,8 x 44,3 cm, Collection Luc LaRochelle. | Figure marquante de l’art moderne, le peintre suisse allemand Paul Klee (1879-1940) s’est grandement inspiré de la littérature et de la musique. Ses tableaux, estampes et dessins, colorés et poétiques, empruntent à l’univers du rêve. Réalisée à l’encre en 1938, Winter ou Sommeil d’hiver n’y fait pas exception. Parsemée de constellations et d’étranges étoiles, l’œuvre invite le regard à se promener et se perdre dans sa composition. Pour cette première Ruche de l’année, nous vous invitons à vous questionner sur vos rêves, vos aspirations et vos souhaits, en vous inspirant de cette célèbre citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles. » |
| Dimanche 1er février 2026 | Coup de foudre | Frederick Simpson Coburn, Non titre, A Kiss in the Garden, 1913, pastel sur papier, 47,7 x 36,8 cm, Collection Newlands Coburn. | Artiste phare dans la collection du Musée des beaux-arts de Sherbrooke, Frederick Simpson Coburn (1871-1960) est né à Upper Melbourne. Durant sa carrière, il connait une notoriété pour son savoir-faire technique et ses représentations de paysage enneigés. Réalisé au pastel en 1913, Non titrée, A Kiss in the Garden, représente un jeune couple s’échangeant un baiser sous un arbre en fleur. Empreint de douceur, ce dessin démontre avec force la capacité de l’artiste à plonger le spectateur dans son univers. Pour cette Ruche de février, vous êtes invités à vous pencher sur la thématique du coup de foudre et de l’amour sous toutes ses formes. |
| Dimanche 1er mars 2026 | À jeux d’enfants, rires de géants. | Henriette Fauteux-Massé, Jeux d’automne, 1947, huile sur papier, 30,5 x 22,5 cm, Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Au fil des ans, Henriette Fauteux-Massé (1924-2005), a développé son propre style artistique de manière autodidacte. Aujourd’hui son travail se reconnaît grâce aux grands rectangles colorés qui s’imbriquent et se complètent, ainsi que par l’équilibre entre l’expérimentation et le contrôle. Dans Jeux d’automne (1947), les formes se répondent, se dédoublent, et semblent s’entrechoquer pour se placer à la manière d’un Tetris. Ce mois-ci, la Ruche se veut comme une invitation à ajouter du jeu dans notre quotidien. |
| Dimanche 5 avril 2026 | En avril, ne te découvre pas d’un fil. | Arthur Villeneuve, Charles Hamel 10.62, 1962, huile sur toile, 55,7 x 64,8 cm, Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Né à Chicoutimi, Arthur Villeneuve (1910-1990) était d’abord barbier avant de devenir peintre. N’ayant aucune formation académique, Villeneuve a commencé à peindre des fresques à l’intérieur et à l’extérieur de sa maison. Complètement recouverte, sa maison-musée est son œuvre la plus notable. Dans Charles Hamel 10.62, il est difficile de comprendre ce qui se déroule dans la scène. La narration y est nébuleuse, mais chose certaine, une drôle d’ambiance habite la pièce. Pour cette Ruche, nous proposons le thème de la prudence tout comme le fait le fameux dicton « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». |
| Dimanche 3 mai 2026 | Qui plante un arbre, plante l’avenir. | Joyce Schweitzer-Cochrane, La ville de Sherbrooke à la mi-mai, 1984, aquarelle sur papier, 48,5 x 57 cm, don de madame Joyce Schweize-Dochrane – Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Née en 1930, Joyce Schweitzer-Cochrane a reçu une formation académique en arts visuel à Philadelphie, en Pensylvanie ainsi qu’à l’Université de Sherbrooke. Dans sa pratique, elle réalise des paysages à la peinture aquarelle. La ville de Sherbrooke à la mi-mai (1984) n’y fait pas exception. Dans cette œuvre, c’est comme si nous étions situés de l’autre côté de la rivière et regardions vers le centre-ville. Au loin, la cathédrale se détache du reste du paysage. Pour cette Ruche de mai, nous vous invitons à vous inspirer du réveil tranquille de la nature. |
| Dimanche 7 juin 2026 | Le hasard est le plus sûr des poètes. André Breton | Marcel Gingras, Élucubration, 1982, pastel sur panneau de bois, 35 x 51,6 cm, Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Natif de Sherbrooke, Marcel Gingras a étudié les beaux-arts à Montréal et fut même l’élève d’Alfred Pellan. Bien qu’on puisse parfois y déceler une influence de ce grand artiste, la production artistique de Gingras va dans toutes les directions: les sujets, matériaux et styles exploités sont grandement variés. Élucubration (1982) présente une composition ludique aux couleurs vibrantes et textures invitantes, ou planéité et volumes se mélangent sans contraintes. Pour la Ruche de juin, nous vous proposons donc de jouer avec le hasard. |
| Dimanche 5 juillet 2026 | Prendre un bain de soleil. | Jean Arp, Palette, XXe siècle, encre sur papier, 25,5 x 22 cm, don de la Succession Sylvio Lacharité – Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Cofondateur du mouvement Dada, Jean Arp (également appelé Hans Arp) était un sculpteur, graphiste, écrivain et poète, pour qui le hasard est un élément important de la pratique artistique. Son œuvre Palette (XXe siècle) présente une chaleur envoûtante ainsi que des formes rythmées et dansantes qui rappelle la chaleur de juillet. Pour cette Ruche, vous êtes donc invités à illustrer ce qui pour vous signifie prendre un bain de soleil. |
| Dimanche 2 août 2026 | Tombée du rideau | Cecil Walter Hardy Beaton, Aldous Huxley, 1966, épreuve argentique, 39 x 34 cm, Collection Luc LaRochelle. | Cecil Beaton (1904-1980) est un photographe de mode et de portrait. Dans sa carrière, il aura travailler pour les magazines Vogue, Harper’s Bazaar et Vanity Fair, en plus d’être le photographe officiel de la famille royale en 1937. Il fut également scénographe et concepteur de costumes pour le cinéma et le théâtre. L’œuvre ici est un portrait plutôt énigmatique du philosophe et écrivain britannique Aldous Huxley, connu pour son roman à succès ‘Le meilleur des mondes’ publié en 1932. En ce mois d’août, nous vous invitons à explorer ce qui se cache derrière le rideau. |
| Dimanche 6 sept. 2026 | Avoir le feu au ventre. | René Derouin, Automne XXe siècle, gravure sur bois, 40 x 54,5 cm – Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Grand voyageur, René Derouin est fasciné par le territoire. Né en 1936, il vit maintenant à Val-David. Son travail de la gravure et de la céramique exploite les thèmes du métissage, de la migration et creuse une recherche sur l’identité et le territoire. Automne explore un univers presque abstrait, chaleureux et envoutant. Il est difficile de savoir si nous voyons des rivières de lave en fusion ou encore une pluie de tisons. Pour cette Ruche, nous vous invitons à explorer ce que signifie pour vous avoir le feu au ventre. |
| Dimanche 4 octobre 2026 | Quand la lune est pleine, le loup hurle sans haine. | Artiste inconnu, Non titré, XIXe siècle, argile cuit et peint, 15,3 x 15,3 cm, Collection Gorayeb-Dubé . | Cette petite tuile de céramique a été réalisée au XIXème siècle par un artiste inconnu. Peinte à la main, elle représente un renard ou un loup en dialogue avec une chauve-souris, les deux éclairés par la pleine lune. Empreinte d’une grande narration, cette œuvre sert d’inspiration pour la Ruche d’octobre, où vous êtes invités à vous raconter des histoires au clair de lune. |
| Dimanche 1er novembre 2026 | Brouillard en novembre, l’hiver sera tendre. | André Philibert, Oror, XXe siècle, acrylique sur panneau de bois, 46,5 x 46,5 cm – Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Né en 1944, André Philibert est graphiste de formation. Inspiré par le fleuve St-Laurent, Charlevoix et l’Estrie, il peint souvent des paysages d’hiver sous le ciel nocturne. Cette luminosité particulière donne place à des bleus et des gris fantomatiques mais tout de même apaisants. La peinture Oror présente une scène inquiétante mais à la fois nostalgique. La neige blanc immaculé sert de décor à ses arbres tordus aux branches cassées, prenant des formes presque animales. En cette Ruche de novembre, on vous invite à réfléchir à la quiétude que peut apporter cette période où les journées raccourcissent. |
| Dimanche 6 décembre 2026 | Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. | X. Xmiraux, The Enemy Asleep, nd., pastel, fusain et crayon plomb sur papier, 33,2 x 41 cm, don de monsieur Pierre Riverin – Collection Musée des beaux-arts de Sherbrooke. | Non daté, ce dessin au pastel fusain et crayon de plomb montre un chat assoupi alors que deux souris volent de la nourriture dans une assiette. Pour la dernière Ruche de l’année, nous vous invitons à vous inspirer de la phrase « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ». Après tout, décembre est le meilleur moment de l’année pour s’amuser et faire quelques bêtises. |
