Annie Charland Thibodeau. II (Les étendues)

Annie Charland Thibodeau, L’étendue I & II, 2015, pierre calcaire, peinture, vinyle et granite

ANNIE CHARLAND THIBODEAU. II (LES ÉTENDUES)

Du 17 février 2018 au 22 avril 2018

Vernissage le samedi 24 février à 17h

La pratique artistique d’Annie Charland Thibodeau s’articule autour d’installations sculpturales in situ qui évoquent la notion de territoire. La recherche se fait dans l’action : initiée par des cueillettes intuitives et par l’accumulation d’éléments bruts, elle prend ensuite la forme de gestes minutieux, lents et répétés. Elle transforme leur présence sans toutefois les dénaturer entièrement afin d’articuler un système à la fois rigide et chargé poétiquement. La relation de ces formes altérées à leur nouvel environnement devient le sujet même de ses propositions. Le projet II (Les étendues), présenté au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, réfère à ce processus de création marqué par la collecte et la transformation d’éléments naturels. Il s’agira d’une expérience immersive qui mettra à profit le bain de lumière naturelle de la salle Fondation J.A. Bombardier du Musée.

Henry Wanton Jones. Démasqué!

Henry Wanton Jones. Démasqué!

Du 28 octobre 2017 au 18 février 2018

 

Né en 1925 à Waterloo, petite municipalité des Cantons-de-l’Est, Henry Wanton Jones a fait partie des « rebelles » qui, en 1950, exposaient en marge du Salon du Printemps du Musée des beaux-arts de Montréal. Formé à l’École du Musée des beaux-arts de Montréal, il enseigne le dessin et la sculpture dans différentes universités montréalaises jusqu’en 1975. À partir de 1976, il se consacre entièrement à la peinture à l’huile et expose à travers le pays. Ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans de nombreuses collections privées et muséales au Canada, telles que celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art de Joliette, de la Winnipeg Art Gallery et de l’Université du Nouveau-Brunswick.

Le peintre met en scène des situations souvent équivoques, représentant autant des chevaux accompagnés de nus érotiques, des portraits masqués, des autoportraits et des natures mortes. Situé à mi-chemin entre le surréalisme et l’art naïf, tout en empruntant certains codes graphiques aux cubistes, le langage visuel et le symbolisme de Jones témoignent d’une grande poésie et d’une sensibilité qui marquent l’imaginaire. L’exposition Henry Wanton Jones. Démasqué! constitue la toute première rétrospective consacrée au travail d’un artiste québécois qui séduit le public et les collectionneurs depuis plus de 40 ans.